« Nous en sommes en moyenne en France à 20.000 cas par semaine », a expliqué le directeur du réseau GROG, Jean-Marie Bonnet lors d'un point de presse à Bâle (Suisse) en marge d'une conférence sur l'antiviral Tamiflu produit par le laboratoire helvétique Roche.

Le calcul du GROG est basé sur des échantillons relevés par un réseau de quelque 5.000 médecins généralistes et pédiatres, concernant les infections respiratoires aiguës. Le chiffre obtenu est extrapolé sur toute la France et rapporté aux cas avérés de H1N1 par des prélèvements, ce qui permet d'établir un pourcentage du nombre de cas de grippe pandémique, a expliqué M. Bonnet.

« Nous sommes convaincus que nos chiffres sont près de la réalité », avec une marge d'erreur de 20%, a insisté M. Bonnet. Pour lui, le ministère de la Santé a fait « un calcul fait à la va-vite ».

Le gouvernement s'est par ailleurs basé sur « une notion plus restrictive de la définition d'infection respiratoire aiguë », a-t-il ajouté.

Mais « l'important, c'est l'ordre d'idée », a encore souligné M. Bonnet, estimant « dérisoire » le nombre de cas actuels « si on considère que la grippe (saisonnière) c'est généralement 500.000 cas par semaine. On est actuellement avec une petite vaguelette avant une vague plus grosse  dont on ignore totalement l'ampleur », a-t-il ajouté alors qu'une grande épidémie de grippe en France touche entre 2 et 4 millions de personnes.

Un pic de 23.000 nouveaux cas a été enregistré fin août, et selon les données du GROG, quelque 71.800 personnes ont contracté la maladie en métropole entre le 27 juillet et le 31 août. Le nouveau virus H1N1, déclaré première pandémie du 21ème siècle par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) le 11 juin dernier, a fait à ce jour 15 morts en France. La maladie a tué au moins 2.837 personnes dans le monde, selon l'OMS.

AFP