« J’ai jamais été malade, mais ma femme alors! »

Comme il nous l’explique derrière son étal, Serge n’a jamais eu de grippe, de maladies infantiles ou autres « Ã  part le nez qui coule deux trois jours en hiver Â». Un virus ne choisit pas ses malades, mais l’organisme de chacun se laisse choisir ou pas par la maladie. La conjointe de Serge par exemple est souvent sujette à des maladies chroniques des voix  respiratoires quand elle est au contact des produits et de l’argent passant de mains en mains. Serge a entendu parler à la télévision de plan de continuité d’activité, et il est très clair sur le sien.

« On est deux à gérer le commerce, 50% des effectifs sont dans la population à risque, et l’autre moitié est normale, c’est vite vu ! Donc on va faire comme pour n’importe quelle épidémie, elle fera les comptes au bureau, et je serais avec les clients et la marchandise. Â»

 

« Quand on est commerçant on touche de l’argent. Enfin, on l’espère. »

Et l’argent, c’est sale comme le rappelle notre maraicher . Une étude à d’ailleurs confirmé que le virus pouvait être transporté sur les billets de banque grâce à leur texture fibreuse et perméable, et ce, pendant plusieurs jours. Certains légumes ont aussi une peau poreuse qui facilite la subsistance du virus.

« Tu prends une tomate ou un poivron, c’est lisse. Donc tu enlèves la queue, un coup d’eau, et pas de problème. Mais une carotte, une pêche, une pomme de terre surtout il faut vraiment bien les laver. Même sans la grippe du cochon, ça n’a jamais avancé quelqu’un de manger de la terre. Â»

N’oubliez surtout pas de vous laver les mains régulièrement. Nous touchons souvent notre visage et des infections diverses peuvent en résulter. Un lavage de mains dans les règles dure au moins trente secondes sans oublier entre les doigts, une solution antibactérienne est préférable au traditionnel savon.

Propos recueillis par Pierre Baudis