Depuis ce matin l’élite médicale de l’hexagone nous l’affirme : « Tout le monde pourra être traité » à l’aide de paracétamol et/ou Tamiflu. En revanche, les stocks de vaccins prévus entre septembre et octobre ne suffiront pas à protéger toute la population.

La directrice de L’InVS ([Institut National de Veille Sanitaire|http://www.invs.sante.fr/|fr])__Françoise Weber__ était l’invité de France Inter ce matin. Elle expliquait que juillet « était consacré à la négociation des vaccins, qui n’a pas été facile, et à la réservation des doses ». Commandées aux laboratoire GSK (GlaxoSmithKline), Sanofi-Pasteur et Novartis pour un milliard d’Euros, deux doses seront nécessaires à l’inoculation totale. « Le mois d’aout va être consacré à déterminer les population prioritaires ». Elle annonçait plus tard en compagnie de Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé et des Sport les personnes prioritaires en question. Priorité aux personnels de santé et secours représentant 3 millions de personnes. Ensuite, pour éviter « les épisodes graves » les moins de 65 ans souffrant « d’affection de longues durée » (séropositifs, personnes atteintes de cancer). Le nombre de ces dernier n’a pas été recensé. Suivent les moins de 18 ans et les femmes enceintes (près de 16 millions). Les enfants de moins d’un an ont aussi été évoqués, à mi-voix cependant. En effet, un point éclairci aujourd’hui : l’action du vaccin sur les moins de trois ans n’est pas encore testée. Deuxième nouvelle inattendue, les plus de 65 ans auraient déjà été en contact avec un virus assez similaire qui a engagé un processus immunitaire. Les premiers résultats sur des sujets adultes sont attendus avant d’étendre l’usage du vaccin en pédiatrie. Ces informations ainsi qu’une précision de notre ministre de la santé a pourtant lancé une polémique. Dans les prioritaires « les personnes qui seront au contact du virus par leur profession ou leur activité et qui seront indispensable au fonctionnement de la société ». Certains journalistes ne se sont pas fait attendre pour attiser le feu de paille. Le Parisien livrait aussi « qu’il est prévu aussi de vacciner les dirigeant du pays, ministres et grand patrons ». Les phrases sont évidemment sorties de leur contexte, je vous propose de retrouver le point presse sur ce lien www………. D’un autre coté, certains médecins nous proposent un calcul simple. On recenserait dans les très grandes lignes 100 000 personnes, après le dernier point de l’OMS 429 décès étaient à déplorer. Le pourcentage représente alors seulement 0,5 % de mortalité. La grippe saisonnière classique peut atteindre une mortalité entre 3 et 15 % selon les pays. Le problème réside cependant dans nos corps « c’est un virus grippal comme les autres, la seule différence est qu’il se propage beaucoup plus vite car il ne rencontre pas d’immunité ». Rassurante, Mme Weber explique « il y aura des centres de vaccination, et tout sera expliqué au moment ou il y aura lieux de se faire vacciner »