Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l'école des hautes études en santé publique (EHESP), explique qu'un adulte infecté par le nouveau virus H1N1, le transmet à moins de deux personnes en moyenne. Un enfant, qui est davantage un "bouillon de culture" pour le virus, peut contaminer quatre personnes. C'est ce qu'on appelle le "taux de reproduction" du virus. La contamination survient à 20% dans les écoles, à 30% à 40% chez soi, dans la famille, a-t-il relevé, en résumant les caractéristiques de récentes pandémies grippales.


Une "grippette" pour 90% des malades

Celui qui parle d'une "grippette", dit "vrai" pour 90% à 99% des malades qui "n'ont presque rien", mais "celui qui se morfond dans un lit de réanimation à cause d'un syndrome de détresse respiratoire aigu (SDRA) trouve que ce n'est pas une grippette", a-t-il dit. Donc ceux qui alertent pour les 1% de cas graves avec complications nécessitant une hospitalisation "ont raison" aussi.


Des complications graves rares

Dans 30% à 40% des infections grippales, "il n'y a pas un seul symptôme" ou seulement un "petit rhume". Dans d'autres, c'est un vrai syndrome grippal qui peut durer sept jours. Très rarement, peut-être dans un cas sur 10.000 avec le nouveau H1N1, il peut y avoir une pneumonie virale avec SDRA. "C'est typiquement le cas du récent décès de Saint-Etienne", a ajouté le Pr Flahault.


(AFP)