Bachelot défend sa gestion de la pandémie
5 janvier 2010 - 09:17 - aucun commentaire
C'est désormais un fait avéré, la France avait vu trop gros au moment de sa commande de vaccin contre la pandémie de grippe A (H1N1). Roselyne Bachelot, sous le feu des critiques, s'est défendue ce matin sur RTL d'avoir mal géré cette épisode sanitaire, finalement beaucoup moins dévastateur que ce que certains prédisaient.
Outre Sanofi, les trois autres fournisseurs de la France sont GSK, Novartis et Baxter. ""Nous allons discuter très fermement et nous avons un certain nombre d'arguments à faire valoir", a-t-elle ajouté. GSK s'est d'ailleurs dit prêt à renégocier les contrats d'achat des vaccins contre la grippe A (H1N1).
Roselyne Bachelot estime qu'il n'y a pas eu d'erreurs d'appréciation au début de la pandémie, "simplement, les choses ont changé", a-t-elle nuancé. La gestion d'une grippe est évolutive, et Roselyne Bachelot a voulu faire le point sur "le festival d'inexactitudes et des bêtises", organisés selon elle par l'opposition et certains médecins. La
France possède donc 8% du stock mondial de l'antiviral Tamiflu et non un
tiers et elle dispose de 3% des vaccins produits dans le monde et non
pas 10%, comme certains voulaient le faire croire.
Toujours dans le registre d'une gestion évolutive des événements, Mme Bachelot a annoncé que les médecins généralistes pourront enfin vacciner leurs patients en cabinets. Au démarrage de la campagne, les laboratoires ne livraient que des quantités trop faibles de vaccin pour y associer les médecins. "La donne a changé désormais", a expliqué la ministre de la Santé, qui a précisé qu'ils pourront vacciner dès la semaine prochaine. "Ils seront payés pour cela, c'est en négociation", a-t-elle ajouté.
On peut pourtant se poser la question de l'utilité de se faire vacciner à l'heure actuelle puisque la pandémie semble passée. Invité du Grand Journal de Canal + hier soir, Patrick Pelloux, président de l'association des médecins urgentistes et grand opposant de la stratégie de vaccination mise au point par le gouvernement, a tout d'abord esquissé un sourire, avant de répondre par la négative.






