Pour Mme. Bachelot, les évènements actuels vont contribuer à faire prendre conscience du danger que représente la pandémie. Elle prenait pour exemple "le cas de ce CHU dans le pavillon mère-enfant ; quatre personnes sont en réanimation : deux très jeunes enfants et deux femmes enceintes ; et je vous assure que quand les professionnels de santé ont vu ces cas graves, eh bien le mouvement de vaccinations s'est considérablement amplifié".


Elle a rappelé que la campagne de vaccination commencerait le 12 novembre pour le reste de la population. "D'ores et déjà, 6 millions de personnes seront convoquées le 12 novembre : les personnes les plus fragiles, c'est à dire l'entourage des nourrissons de moins de six mois, les personnes fragiles, les professionnels de santé, les professionnels qui s'occupent de la petite enfance".


La ministre de la Santé s'est par ailleurs défendue d'avoir commandé trop de doses du vaccin contre la grippe A. "Moi ce que je veux, c'est que mon pays soit préparé à cette vaccination" s'est-t-elle justifiée. Elle n'exclue pas l'éventualité qu'une seule dose de vaccin soit suffisante mais rappelle que "cette information doit être confirmée". De plus, il y aura toujours besoin de deux doses pour une partie de la population : les enfants en particulier.


Certains pays étrangers sollicitent également la France pour lui acheter des vaccins. Une ouverture intéressante pour se débarrasser d'un éventuel surplus, mais dont Roselyne Bachelot ne veut pas s'occuper pour l'instant. Il s'agit de pays qui "n'ont pas pris leur précaution", a-t-elle déclaré, elle qui ne veux "pas leur vendre ces vaccins tant qu'elle n'est pas sûre par une constatation clinique que l'immunité qui est donnée par la première dose et qui est déjà importante, que cette immunité est bien durable".


J.K.