"Nous avons des vaccins parfaitement testés, tant au niveau de l'efficacité que de l'innocuité", a martelé Roselyne Bachelot sur le plateau du Grand Jury. La ministre de la Santé souhaitait avant tout rassurer sur cette campagne de vaccination qui fait débat, et partage la communauté scientifique.


L'avis des plus éminents scientifiques

Rappelant que le Haut conseil de la Santé publique regroupe les scientifiques "les plus éminents", Roselyne Bachelot a insisté sur la nécessité de vacciner toute la population française, en commençant par les groupes jugés prioritaires (femmes enceintes, personnel de santé et personnes proches de nourrissons).


Pour elle, la pandémie, bien que "peu sévère" est "extrêmement contaminante". Cela nécessite d'agir rapidement. En mettant en place la campagne de vaccination, d'une part, et en prenant des mesures préventives d'autres part, comme c'est le cas dans des établissements scolaires de plus en plus nombreux.


Des incertitudes sur le rendement du vaccin

Alors que les pouvoirs publics invitent les personnes "fragiles" à se faire vacciner dans les prochains jours contre la grippe saisonnière, Roselyne Bachelot a annoncé que "les premières AMM (autorisation de mise sur le marché) pourraient avoir lieu début octobre". Elle faisait cependant part "d'incertitudes sur le rendement du vaccin" et de "la possibilité d'avoir un peu moins de vaccins au début".


Une ou deux doses ?

Les groupes pharmaceutiques font en effet face à une demande qu'il ne peuvent entièrement satisfaire. Les doses de vaccins seront livrées par petites quantités pendant l'automne et l'hiver. La question du nombre d'injections nécessaires restent également en suspend. Une ou deux ? Cela dépend des laboratoires : le vaccin produit par GSK semble être efficace en une fois, celui de Sanofi-Pasteur, sans adjuvant, devrait nécessiter deux prises.



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J.K.