Les personnes concernées ont reçu - ou recevront très prochainement - une invitation de la caisse nationale d'assurance maladie contenant deux bons à présenter lors de la visite au centre. Un bon pour chaque injection, espacée de trois semaines au minimum. A moins que le ministère de la Santé ne revoit sa position et décide de passer à un schéma à une injection, comme le suggère l'OMS pour qui la protection est suffisante après l'injection d'une seule dose de vaccin contre la grippe A.


En réalité, l'enjeu principal de cette opération est plutôt de savoir combien de gens se rendront effectivement dans les centres de vaccination. Les professionnels de santé, qui ont eu accès au vaccin depuis trois semaines, ne sont pour l"instant que 10% à s'être fait vacciner, et les dernières études d'opinion - publiées il y a deux semaines - laissaient entendre que seuls 20% des français seraient enclins à recevoir le vaccin contre la grippe A (H1N1). Geste symbolique, Roselyne Bachelot montrera l'exemple aujourd'hui en se faisant vacciner dans un centre parisien, sous l'œil attentif des caméras.


La ministre de la Santé n'a eu de cesse de répéter ces derniers temps l'importance de se protéger contre cette maladie nouvelle et doit démentir presque quotidiennement les rumeurs qui font état de vaccins inefficaces, voire plus dangereux que la maladie elle-même. A-t-elle convaincu ? Le taux de vaccination calculé pendant les semaines à venir lui donnera la réponse.

J.K.