Hanno Pevkur, ministre estonien en charge des Affaires sociales expliquait la situation pour son pays : "L'Estonie est un petit pays. Si nous faisons seuls une demande auprès des fabricants nous n'aurons pas le même prix que si nous nous regroupons.  Ce pays balte a besoin d'au moins 350.000 doses pour couvrir ses populations à risque (le double si deux doses s'avèrent nécessaires). "Nous essaierons d'avoir une offre avec tous ces pays", a-t-il indiqué.

Bruxelles doit aussi apporter des clarifications juridiques sur la vente de vaccins par des pays européens à d'autres membres de l'UE insuffisamment prévoyants. "J'espère que nous aurons des doses de pays comme le Royaume-Uni ou la Finlande, qui ont prévu de couvrir 100% de leur population et ne se serviront pas de telles quantités", a commenté le ministre estonien.


La Roumanie a pour sa part indiqué qu'elle était en train de fabriquer son propre vaccin, qui sera disponible début décembre, et n'envisage pas de commandes alternatives. Le secrétaire d'Etat Adrian Streinu Cercel, a jugé que ce délai n'était pas critique


"Pour l'instant le virus est calme. Nous pensons que la première vague est passée, nous attendons la deuxième ou la troisième", a-t-il dit.