Avec la mention « recommandés par le Gouvernement Â», les PCA (plans de continuité d’activité) pourraient fleurir à la rentrée, en cas de flambée épidémique. Pour éviter des collectes d’informations privées anarchiques, la Cnil (Commission nationale informatique et liberté) a émis un document rappelant les procédures à ne pas faire voler en éclats.


Rester joignable en cas de problème

Dans un souci d’organisation, les chefs d’entreprises ou les DRH pourraient vouloir se renseigner sur les moyens de transport qu’utilisent leurs salariés, ou sur leurs coordonnées privées (téléphone personnel, mail…). Sans problème, dès lors que « les salariés sont bien informés de la finalité de ce recueil et des destinataires de ces informations Â» explique la commission. Une mention le précisant sur le document à remplir, et le tour est joué.

Confidentielles, les données doivent le rester, de leur récolte à leur conservation. Aucune personne extérieure à l’entreprise ne doit y avoir accès. Leur consultation est « exclusivement réservée aux personnes habilitées du service des ressources humaines ou à la cellule de crise constituée au sein de l’entreprise Â».


Pas facile de tout concilier

Les informations ainsi récoltées ne doivent pas nécessairement être déclarées à la Cnil. Dans un souci de simplifier les procédures en période difficile, la commission prévoit que les entreprises ayant désigné un correspondant informatique et libertés, ou ayant déjà transmis leur fichier de gestion du personnel, peuvent s’abstenir de la déclaration.

Allier au mieux, protection de la vie privée, gestion des risques et continuité de l’activité, n’est pas chose aisée. D’autres aménagements interviendront, probablement selon l’évolution de la situation. La Cnil les exposera au mois de septembre, après concertation avec le ministère du travail. D’ici là, Big brother isn’t watching you. Not yet !


J.K.