Trois cas avérés de grippe A(H1N1) dans une classe au cours de la même semaine et le couperet tombera : école fermée. Ou presque. Les recteurs d’académie et les préfets « pourront choisir de ne fermer qu’une seule classe, ou bien plusieurs, ou bien encore tout l’établissement, voire même ceux qui se trouvent à proximité » annonce Luc Chatel.

La décision de rouvrir un établissement incombera également aux préfets. Sous conditions cependant : les élèves et les membres du personnel ne devront plus être contagieux (ce qui nécessite un délai de 7 jours), l’établissement aura été fermé pendant au moins 6 jours consécutifs et un nettoyage complet des locaux aura été effectué.


Pas de vaccination obligatoire

Un temps évoqué, un certificat médical attestant de la bonne santé de l’enfant ne sera pas nécessaire pour son retour en classe. Pas plus qu’une campagne de vaccination généralisée ne sera imposée par les pouvoirs publics.


Luc Chatel présidera par ailleurs une réunion de la cellule interministérielle de crise, mardi 18 août au ministère de l'Education nationale. Il participera ensuite à une séance de travail, pour approfondir les mesures à appliquer en cas de pandémie.

France et UE sur la même longueur d'onde

Le Gouvernement adopte ainsi une ligne de conduite similaire à celle de la Commission Européenne.  Le comité de surveillance sanitaire avait déclaré ne pas « voir la nécessité de fermer les écoles à titre préventif ». Il ne s'agit d'un avis et chaque pays reste libre de ses choix, mais la voix de Bruxelles semblent avoir au moins portée jusqu’à Paris.


J.K.