L'Élysée, dans un communiqué, a déclaré : "la solidarité internationale sera déterminante pour réduire l'impact sanitaire, économique et social de la pandémie". A ce titre le gouvernement français mettra, "le moment venu", 10% de son stock de vaccins à disposition de l'OMS pour qu'elle le redistribue dans les pays pauvres.


Ce geste est venu en concertation avec les États-Unis, le Brésil, l'Australie, l'Italie, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, la Suisse et le Royaume-Uni.


Une grippe après l'autre

En France, le plan de vaccination devient de plus en plus concret. Dans un premier temps, c'est contre la grippe saisonnière que la ministre de la Santé a invité les personnes fragiles (personnes âgées, asthmatiques) à se faire vacciner gratuitement. A partir de la mi-octobre, la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) prendra le relais. Selon Roselyne Bachelot, les premières AMM (autorisation de mise sur le marché) devraient être accordées début octobre.


Le haut conseil a parlé
Suite à la décision rendue par le Haut conseil de la Santé publique, ce sont les femmes enceintes, les personnels de santé et les personnes proches de nourrissons qui seront vaccinés en priorité. Elles le seront, à condition que les laboratoires arrivent à suivre le rythme imposé par les différents gouvernements ayant commandé des vaccins.


Le vaccin, petit à petit
Ces commandes - elles se chiffrent en milliard - mettent à rude épreuve les capacités de productions de l'industrie pharmaceutique. Certains laboratoires avaient d'ailleurs pointé du doigt la souche du virus A (H1N1) fournie par l'OMS. Ces cellules, qui forment la base du vaccin, auraient pu être plus productive. Par conséquent, Sanofi, Glaxo Smith Kline (GSK) et Novartis, les trois industriels auxquels la France a passé commande, ne livreront que de petites quantités du vaccin, dans un premier temps.


Attention, ça va piquer
Pour l'heure, les laboratoires pharmaceutiques sont, pour beaucoup, encore en phase de tests cliniques. Novartis et GSK se félicitaient récemment de leurs résultats positifs. Sanofi-Pasteur devrait poursuivre ses essais jusqu'à la mi-octobre, avant de déposer deux dossiers pour obtenir une AMM. Le groupe pharmaceutique français soumettra un vaccin avec adjuvant (un composé chimique qui rend le vaccin plus efficace) et un autre sans. Il prévoit de livrer ses premières cargaisons de vaccin à la fin du mois de Novembre.

J.K.