L'étiquetage doit comporter un certain nombre d'indications comme la teneur en alcool (60 à 70%) et/ou la norme NF d'origine européenne (ou le passage de tests similaires sur des virus de grippe), d'après un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire de produits de santé (Afssaps) rendu public lundi.


"De nombreux produits de désinfection pour les mains sont actuellement sur le marché, ils ne sont pas tous d'efficacité équivalente", relève-t-elle dans son avis.


L'Afssaps "recommande d'orienter le consommateur vers des solutions ou gels hydro-alcooliques testés selon la norme NF EN 14476 ou dont la concentration optimale en alcool est comprise entre 60% et 70% (...) ou à une concentration comprise entre 520 et 630 mg/g".


Les mesures d'hygiène pour réduire la transmission de la grippe pandémique sont primordiales, rappelle-t-elle.


Le virus de la grippe A (H1N1)/2009 "peut survivre dans l'environnement de quelques heures à quelques jours". Ses modes de transmission, ajoute l'Afssaps semblent "similaires" à ceux de la grippe saisonnière : "par voie aérienne (toux, éternuement ou postillons), par contact rapproché avec une personne malade (serrer la main ou embrasser) et par les mains avec des objets contaminés par une personne porteuse du virus (poignée de porte, transports en commun...)".


Pour se désinfecter avec des solutions et gels hydro-alcooliques, il convient de frictionner pendant au moins 30 secondes jusqu'à ce que les mains soient sèches, ceci en l'absence de point d'eau (et de savon) disponibles, souligne-t-elle.


Ces produits ne sont pas destinés à nettoyer des "mains visiblement souillées".


"Le message principal reste quand même de privilégier, quand c'est possible, le lavage des mains, au savon liquide de préférence", ajoute Catherine Desmares de l'Afssaps.


Ces produits désinfectants pour mains dits "biocides" devraient à terme, d'ici 2 à 3 ans, être soumis au système d'autorisation de mise sur le marché en France, via le ministère de l'Ecologie, d'après elle.


AFP