« Ben, si quelqu’un se plaignait, on lui dirait simplement d’aller voir le médecin. Et puis je veux dire, chacun son boulot quoi » ! L’aire de vacances n’a déploré aucun cas jusqu’à aujourd’hui : Madame De F.  ne semble pas inquiète quand je lui pose des questions sur le virus. Le camping « New Day » de 600 places, qu’elle tient en famille, est bien loin des plans de continuité d’activité (PCA) et des stocks de masques. « Tant que ça n'a pas pris une ampleur énorme, bon ben voila… Enfin ils disent que ça va être horrible, donc là on prendra des mesures. Mais maintenant on n'a rien fait de particulier Â». Aucun conseil venant d’un ministère ou d’un agent d’assurance, mais ce n’est pas ceux à qui elle prête l’oreille : « On n'a eu aucune directive de notre fédé Â».

D’ici la fin de la saison en septembre, elle ne se fait pas de souci. « Par contre on est ouvert à l’année, donc on réagirait si on avait des cas Â». Mais réagir comment ?« Se laver les mains souvent, non ? Ce qu’on entend à la télé hein! Et puis si on commence à tousser, éviter les postillons Â». Quand vient la question de protéger ses employés avec des masques, la réponse ne se fait pas attendre : « Je n'ai pas d’employé, c’est familial ici, mais s'il fallait en mettre on en mettrait. Mais je suppose qu’on aura des directives quand ça se développera Â». Dans l’Hérault, à Vic-la-Gardiole il y a trois autres campings près de celui ci. «On a du passage entre les sites, vu qu’automatiquement ça se donne, ils vont se le transmettre. Mais on n'en a pas parlé avec les autres gérants.»

Propos recueillis par Pierre Baudis