Interrogé par Marc-Olivier Fogiel ce matin sur Europe 1, le professeur Gentilini s'est en effet montré sceptique à propos de la pandémie de grippe A (H1N1). Il estime que "si la situation s’aggrave se sera regrettable, mais que les moyens mis en place ne sont pas justifiés". Il s'inquiète "du coût global de l’opération" et a vivement pointé du doigt les experts sanitaires : "Ce sont eux qui sont en cause et je leur en veux", d’avoir fait gonfler artificiellement l’hypothèse d’une épidémie.


Marc Gentilini insiste également sur la situation de la grippe en milieu scolaire. Environ 40 classes et 20 établissements scolaires avaient été fermés pendant la deuxième semaine de septembre, puis subitement, plus rien. La maladie continuait pourtant sa diffusion en France, comme l'ont confirmé les bulletins émis par l'InVS, mais elle ne s'intéressait visiblement plus aux écoliers... Pour lui, fermer les écoles est "absurde".


L'avis du professeur Gentilini est toutefois loin de faire l'unanimité. Pour Bruno Lina, directeur du Centre national de référence contre la grippe (CNRG), le pic pandémique arrivera cette hier. Selon lui, "on ne peut pas y échapper", la capacité de diffusion du virus "est très bonne" et notre "corps n’a pas les barrières suffisantes pour les repousser", expliquait-il ce matin, interviewé lui aussi par Europe 1.



J.K.