Parmi les mesures envisagées par les «cellules de crise» des distributeurs, la fermeture de magasins. Un cas extrême: «il faudrait que localement il n'y ait plus de personnel de sécurité ou qu'il n'y ait plus du tout d'hôtesses de caisse ou que l'on constate un arrêt des livraisons de marchandises ou encore plus de client», selon Pierre Frisch, directeur environnement et «Monsieur Grippe A» de Auchan.


On n'en est pas encore là. Ce qui occupe actuellement les distributeurs, c'est prendre des mesures pour continuer à fournir le plus longtemps possible un maximum de magasins, en cas de pandémie. Déjà, les enseignes alimentaires ont sensiblement augmenté les stocks de produits de première nécessité. Leurs entrepôts sont maintenant bourrés à craquer de palettes de sucre, lait en poudre, eau, conserves... Car si quelques supermarchés ferment, la crainte d'une pénurie pourrait gagner rapidement les esprits. On verrait alors des clients se ruer sur les produits de base, comme lors de la première guerre du Golfe.


Limiter au maximum l'absentéisme du personnel, c'est aussi l'un des objectifs de la profession qui redoutent 25 à 40% de salariés manquant. Toutes les grandes enseignes de l'alimentation, du bricolage ou du textile ont commencé à sensibiliser leur troupe aux «gestes barrières». Depuis plusieurs mois, elles ont acheté, en cas de besoin, des montagnes de savons antibactériens, de gels hydro-alcooliques et de masques de protection.


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