Hygiène de base contre grippe mexicaine.

On ne le dira jamais assez, la propreté n’est pas le point fort des français. Laissons derrière nous cette crasse médiévale. Et pour cause, les virus prennent l’avion ! Nos mains sont le premier paramètre à prendre en compte, de l’argent aux poignées de portes elles amoncèlent bactéries et autres petites particules mauvaises pour notre organisme. Un lavage de mains en temps de pandémie c’est au moins trente secondes avec une solution antibactérienne, du bout des doigts jusqu’au poignet. Dans nos officines depuis quelques années, les petites bouteilles de gel coûtent très peu chers (et offrent à peu près autant de lavages de mains qu’une savonnette). Un pharmacien contacté hier affirmait aussi qu’un bain de bouche antiseptique pouvait réduire pendant quelques heures la virulence des projections buccales. Mais, je ne postillonne pas direz-vous ! Et bien si, et plus que vous ne le croyez sans le voir cependant. Ce qui nous amène au deuxième point sensible, porte d’entré potentielle au virus : la bouche et le nez. Avis aux rongeurs d’ongles et aux cureurs de nez, faites un break dans ce genre de pratiques. Si la France subit la contamination massive annoncée par le gouvernement, portez plutôt un masque !

J’ai une vie, comment faire ?

Evidemment en période de circulation de virus une foule de choses simples peuvent être considérées comme « à risque ». Dans le métro ou en boite de nuit, là où l’humidité, les écarts de température et la promiscuité sont favorables à la propagation de la grippe. Vous ne pensez pas vraiment à rejoindre vos amis pour boire un verre, affublé d’un masque FFP2 ? Personne ne peut vous en vouloir, cependant, ciblez vos habitudes récurrentes. Un métro pris tous les jours pour aller au travail est un endroit où vous devriez envisager le masque, sans subir le regard des sceptiques trop longtemps. Des barrières hygiéniques sont aussi utiles au quotidien. Le papier toilette dont vous vous servez pour vous essuyer les mains au restaurant peut vous servir à ouvrir la porte, et donc éviter les petits cadeaux laissés sur la poignée par le client précédent. Toutes ces pratiques nous semblent issues tout droit d’un film de science fiction asiatique, et il est vrai que certains endroits représentent des décors improbables. Je vous propose donc un schéma de soirée pandémie grippale.

Ma plus belle no-grippe-party.

Envisager d’autres manières de faire la fête ne signifie pas la fin de la vie sociale. L’apéro pourra donc prendre place dans un parc calme à la place du bistrot bondé. N’oubliez pas les gobelets et les piques à olives ! Un petit diner dans votre appartement au lieu du Mc Donald’s ou du kebab, qu’en pensez vous ? Rappelons que les petites entreprises de restauration auront le plus grand mal à gérer une éventuelle vague de contamination : le « resto Â» en FFP2, c’est compliqué ! Manger un bout chez vous vous fera économiser et limitera les contacts à risques. Avant de piocher dans les mini-pizzas, vous aurez indiqué à vos amis la bouteille de gel installée sur la tablette de l’entrée qui ne servait qu’au courrier avant. Une bonne sélection de musiques peut éviter la boite de nuit moite et propice à l’échange du virus. Le choix des boissons vous revient, n’oubliez pas que les boissons alcoolisées ne vous aideront pas à vous lever le lendemain, surtout pour aller au travail. Des risques sur place ?

Métro-boulot-grippe

Sur les 20 millions de cas envisagés, y en aura-t-il un dans votre entreprise ? Sachez que les entreprises de plus de 50 personnes sont censées déjà étudier des mesures de prévention. Une foule d’options s’offre à vous pour éviter la contamination professionnelle. Si vous travaillez en équipe, visioconférences et mails sont des solutions pour garder une communication constructive. Qui sait, l’épistolaire internet vous ouvrira peut-être les yeux sur certains collaborateurs jugés trop vite. Souvenez vous, pour ceux que vous portez dans votre cÅ“ur, la distance de sécurité sanitaire est d’environ deux mètres. Le petit bisou du matin et la franche poignée de main sont donc à troquer contre l’inclinaison de votre tête et votre regard perçant. Organisez votre espace de travail si vous êtes dans un open-space, cela peut faire la différence pour les collègues face à face. Vous pouvez vous renseigner auprès de votre direction, syndicat, ou responsable santé de votre entreprise. Pour les employeurs qui n’y ont pas encore réfléchis, vous pouvez consulter ces articles côté patron.

Pierre Baudis