Pandémie de grippe A : Margaret Chan lance un appel à la vigilance
21 août 2009 - 11:50 - aucun commentaire
L’OMS, par la voix de sa Directrice générale, Margaret Chan, appelle les
gouvernements du monde entier à redoubler de vigilance face à la grippe
A. Une deuxième, voir une troisième vague de grippe H1N1, pourrait
toucher la planète selon l'OMS.
« On ne peut pas dire si le pire est passé ou s’il est sur le point d’arriver », a déclaré Mme Chan dans un message diffusé pour l’ouverture d’un symposium de trois jours à Pékin sur la grippe A. « Nous devons nous préparer à toute surprise que nous réserve ce nouveau virus capricieux (...) une mutation constante et imprévisible est le mécanisme de survie du monde microbien », a-t-elle ajouté.
Une deuxième vague, oui mais pourquoi ?
Un appel à la vigilance qui pourrait presque passer pour un excès de zèle préventif. D’autant que la directrice de l’OMS n’avance aucun argument pouvant laisser craindre ce scénario « catastrophe », si ce n’est l’expérience des pandémies précédentes. A l’inverse, elle ne semble pas non plus disposer d’éléments propres à rassurer.
L'enjeu du vaccin
Sur la question des vaccins, Margaret Chan conseille également aux gouvernements à se saisir « de front » de la question de leur fourniture. Une vingtaine de laboratoires pharmaceutiques fabriquent actuellement le vaccin contre la grippe A (H1N1). Leurs travaux sont plus ou moins avancés : Sanofi-Pasteur, Novartis et d’autres acteurs majeurs du secteur prévoient de livrer le produit au quatrième trimestre, mais le chinois Sinovac ou l’américain Baxter pourraient les devancer.
Environ un milliard de doses de vaccin a été commandé par les différents gouvernements, explique la directrice de l’OMS. Seule une quantité limitée devrait cependant être livrée à partir de l’automne, les différentes commandes mettant les capacités de production des usines à rude épreuve.
Définir qui vacciner d'abord
Il s’agit donc d’identifier les groupes prioritaires pour mettre en place un premier niveau de protection. « Nous avons besoin de recueillir des avis sur les groupes prioritaires pour une protection initiale. Il s’agit de l’une des décisions les plus difficiles que les gouvernements auront à prendre », explique-t-elle pour conclure.
J.K.
(Avec AFP)






