Dirigés par le virologue Daniel Perez, les chercheurs américains ont montré que le virus H1N1 ne se combinait pas avec d'autres agents pathogènes et ne pourrait donc pas muter en un " super virus ". Pour cela , des furets ont été infectés avec trois virus de grippe différents, dont le virus H1N1 de la grippe A. Les scientifiques ont observé que l'agent pathogène de la grippe A ne se combinait pas avec les autres souches virales. Au contraire, la cellule H1N1 a pris la place des autres cellules de virus de la grippe saisonnière (H1 et H3) dans l'organisme contaminé, en se reproduisant deux fois plus vite qu'un virus classique.


« Je ne suis pas surpris que ce virus soit plus virulent »

« Le virus H1N1 de la pandémie de grippe porcine prend clairement le dessus sur les deux autres principales souches de la grippe saisonnière 2009 et a toutes les caractéristiques d'un pathogène totalement adapté à l'organisme humain », observe le Dr Daniel Perez. « Je ne suis pas surpris que ce virus H1N1 soit plus virulent pour la simple raison qu'il est nouveau et que les sujets infectés n'ont pas eu le temps de développer une immunité, alors que les autres pathogènes plus anciens de la grippe se heurtent à une résistance immunitaire", explique le spécialiste.


La nécessité de se faire vacciner

Son confrère, le Dr Anthony Fauci, qui a financé ces recherches, en profite pour justifier les campagnes de vaccination qui auront lieu à l'automne, en expliquant dans un communiqué : « Les résultats de cette étude laissent penser que le virus H1N1 de la grippe domine les virus de la grippe saisonnière et pourrait également être plus contagieux. Ces nouvelles données, bien que préliminaires, montrent la nécessité d'une vaccination contre la grippe saisonnière et la grippe porcine cet automne et cet hiver »


J.K.

(Avec AFP)