Grippe A : une épidémie stable, voire en baisse
7 octobre 2009 - 17:28 - aucun commentaire
L'épidémie de grippe est stable pour le moment, voire à la baisse
selon certains indicateurs, mais la vigilance reste de mise car le
virus pandémique H1N1 continue à circuler et il y a des
hospitalisations, selon l'Institut de veille sanitaire (InVS). "On
est devant une petite épidémie stable, voire à la baisse. C'est une
situation que l'on peut qualifier de calme bien que le virus H1N1 2009
continue à circuler, et il y a des hospitalisations", a déclaré à l'AFP
Françoise Weber, directrice générale de l'Institut de veille sanitaire
(InVS).
La semaine dernière, l'excès de consultations pour grippe a été estimé à 126.000 consultations (contre autour de 130.000 la semaine précédente, soit une différence non significative, selon le réseau Sentinelles).
Pour
le Dr Thierry Blanchon, responsable adjoint du réseau Sentinelles de
l'Inserm, cela correspond en fait à "une situation stable pour
l'instant".
"Depuis quatre semaines, on est au-dessus du seuil épidémique, pas très au-dessus", dit-il, avec 217 cas pour 100.000 habitants pour la semaine du 28 septembre au 4 octobre (semaine 40).
Les semaines précédentes (semaines 39, 38 et 37), pour le réseau Sentinelles ces chiffres étaient respectivement de 194 cas pour 100.000 habitants (en données consolidées), 221 et 161.
"Le virus H1N1 continue à circuler mais n'explique pas à lui tout seul cette petite épidémie". "De toute façon, il faut rester vigilant et ne pas baisser la garde", estime le Dr Weber.
Une "météo clémente" pourrait expliquer le caractère stable de cette épidémie "en cours de ralentissement", car "la grippe se développe en particulier au cours des vagues de froid", relève-t-elle.
"Le nombre de consultations est toujours important pour la saison", souligne le Dr Weber.
"En
pleine épidémie de grippe saisonnière, le nombre de nouveaux cas est
cinq fois au dessus du seuil épidémique et là on a seulement le double
(seuil à 102 et nombre de cas de 217 cas/100.000)", explique le Dr
Blanchon.
Pour l'InVs, l'excès de consultations "persiste à un niveau stable" en métropole. Cela s'explique d'une part par la circulation du nouveau virus, "qui reste modérée", et "d'autre part par une probable augmentation du recours aux soins pour des virus respiratoires saisonniers non grippaux" (rhinites).
Depuis le
début de l'épidémie en France, 31 décès de malades porteurs du virus A
(H1N1) 2009 ont été dénombrés (dont 7 en métropole, 1 en Guyane, 1 en
Martinique, 6 à la Réunion, 9 en Nouvelle-Calédonie et 7 en Polynésie
française), selon l'institut.
AFP.






