L'UE est entré dans une phase de stagnation du virus H1N1, même si des disparités se ressentent selon les régions. L'activité grippale reste par exemple très forte en Grèce, en Estonie, en Lituanie et en Slovénie, alors qu'elle est plus modérée en Espagne, Allemagne ou au Royaume-Uni.
En outre, la comparaison de la hauteur du pic pandémique de cette année avec celles des saisons précédentes montre des résultats très variables. Elle est au dessus en Suède, largement au dessus en Irlande, alors qu'elle est de niveau égal voire inférieur en Angleterre et aux Pays de Galles (par rapport à la saison 1999-2000), en Allemagne (2008-2009), en Belgique (2006-2007) et en Italie (2004-2005).

Au Maghreb, l'Algérie, la Tunisie et le Maroc font état d'une activité grippale en pleine augmentation avec notamment une croissance importante des cas confirmés et des décès dus au virus H1N1 en Algérie et au Maroc (respectivement 19 et 23 décès). Le Moyen-Orient se trouve dans une situation similaire. L'Arabie Saoudite, le Koweït, la Syrie et la Turquie, où 112 décès ont été constatés en semaine 50, ont signalé une recrudescence des cas de grippe A. 

En Asie, la situation est contrastée entre le Nord et le Sud. L'activité grippale est plus intense en Chine, sauf à Hong Kong, elle augmente en Inde et au Sri Lanka, alors qu'elle a pratiquement disparu dans les régions intertropicales : Indonésie, Thaïlande.

L'Amérique pour finir, où les cas de grippe A (H1N1) sont en diminution dans tous les états des Etats-Unis et dans toutes les provinces du Canada. Au Mexique, l'activité grippale reste intense, mais le nombre de syndromes grippaux et de syndromes respiratoies sévères aigus est en diminution. Les cas confirmés et les décès sont 2 à 2,5 fois plus élevés que lors de la période estivale de la pandémie. En Amérique du Sud l'activité grippale est très faible.