"Cette maladie même si elle paraît bénigne pour l'immense majorité des gens qui la contractent, les cas graves existent. Il y a un petit nombre de cas graves qui touchent des gens qui sont fragiles comme l'enfant qui en a été victime aujourd'hui mais aussi de manière tout à fait aléatoire des gens en bonne santé", a-t-il souligné.


"Tout ceci nous rappelle qu'une des meilleures protections que nous avons contre la grippe classique, mais aussi contre cette nouvelle grippe, c'est la vaccination", a assuré le Pr Carli.


Pour le Pr Hubert, chef du service de réanimation pédiatrique de l'hôpital Necker, "on a beaucoup entendu parler des inconvénients de la vaccination sans mettre en relation le risque beaucoup plus important que comporte la grippe elle-même: soit de décès -- ce qui Dieu merci restera rare mais surviendra --, soit de maladies graves et d'hospitalisations prolongées", a-t-il indiqué.


La ministre de la Santé a lancé le coup d'envoi de la campagne de vaccination lors d'une conférence de presse en fin de semaine dernière. Roselyne Bachelot a déclaré que les personnels de santé, identifiés comme LE groupe prioritaire par le Haut conseil de la santé publique, commenceront à se faire vacciner dès demain. Les catégories de population suivantes pourront se faire administrer le vaccin contre la grippe A (H1N1) au retour des vacances scolaires de la Toussaint, le 5 novembre.


J.K. (avec AFP)