Environ 53.000 ukrainiens ont été hospitalisés, a indiqué le ministre, soulignant que 13 régions et la capitale Kiev étaient toujours touchées par l'épidémie. Le nombre de malades recevant des soins intensifs a baissé de presque un quart, à environ 330 patients, a ajouté M. Lazorychynets, en se félicitant de cet "élément positif".


Le ministère a appelé les Ukrainiens à se faire vacciner contre la grippe saisonnière et a demandé à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) de fournir à cette ex-république soviétique 15 millions de doses du vaccin contre le virus H1N1 qui n'est pas encore été certifié en Ukraine, a indiqué le responsable.


Le président Iouchtchenko a pour sa part souligné la nécessité pour le pays de se préparer à une probable deuxième vague d'épidémie. "L'Ukraine doit se préparer dûment à la deuxième vague d'infections respiratoires et de la grippe" dont le H1N1, a-t-il déclaré lors d'un déplacement à Kherson (sud), selon l'agence Interfax.


Il a toutefois exclu tout report de la présidentielle du 17 janvier en dépit de l'épidémie. "Les électeurs doivent être prêts à venir voter le 17 janvier et à exprimer leurs positions", a déclaré M. Iouchtchenko. "Il est temps de faire ses choix (...) Voilà pourquoi je ne vais pas m'amuser à des manipulations (...) ou à (décréter) l'état d'urgence", a-t-il poursuivi.


La secrétaire du Conseil de sécurité nationale, proche du chef de l'Etat, et un haut responsable de la présidence avaient affirmé récemment que l'épidémie de grippe pourrait conduire à décréter l'état d'urgence.


AFP