Alors que les entreprises cherchent à tous prix à acquérir les précieux masques pour protéger leurs personnels, que ce soit auprès des pharmacies, directement avec les grossistes ou les fabricants, la réponse est la même: "Il y a des délais". Et ces délais connaissent une véritable inflation, au point de ne plus être clairement exprimés. La demande en très forte croissance a largement dépassé les capacités de production et les stocks sont depuis longtemps anéantis par une demande galopante. Et il ne suffit pas de passer au trois huit ou d'embaucher à tours de bras pour augmenter la cadence de production, il faut aussi disposer des matières premières nécessaires qui viennent également à manquer sous l'ampleur de la demande. Profitant de la crise sanitaire annoncée, la spéculation va bon train. Sans parler de la rétention organisée ...
Peu à peu s'accumulent les signes annonciateurs d'une énorme inflation qui a déjà commencée: alors que le prix d'un masque de protection était de 38 centimes d'euros courant juin, il n'est pas rare de les trouver maintenant à 1,20 €.

Pour les particuliers, de nombreuses pharmacies ne proposent déjà plus de masques. Ayant passé commande trop tard, elles attendent aussi une hypothétique date de livraison qui s'éloigne chaque jour d'avantage. Seule une prescription médicale permet de se procurer les précieuses protections. Et là aussi, la dotation initiale reçue par les pharmacies risque bien de fondre rapidement si le réassort prévu venait à tarder trop.
Néanmoins, pour de petites quantités les particuliers peuvent encore chercher sur internet où les commerçants qui ont encore du stock rivalisent de publicités pour écouler leurs stocks.

Outre les entreprises et les particuliers qui cherchent à acheter les précieux masques, les états qui disposent déjà de stocks considérables passent de nouvelles commandes dans la crainte conjuguée de la pénurie annoncée et d'une pandémie plus large qu'initialement prévu. La France qui disposait déjà de 723 millions de masques à passé commande de 400 millions d'unités supplémentaires.

Mais dans la panoplie de protection contre le virus de la grippe A, les masques FFP2 ne sont pas seuls à faire défaut puisque la demande de flacons de gel hydroalcoolique, pour se désinfecter les mains, est telle que les délais de livraison commence à s'allonger également ...