La ministre de la Santé, qui se rendait ce matin en Bretagne en compagnie de François Fillon, a commenté l’annonce des autorités calédoniennes faisant état de 20.000 personnes potentiellement touchées par la grippe A depuis le mois de juin 2009. Philippe Dunoyer, le responsable sanitaire dans le gouvernement calédonien, avait annoncé hier cette estimation, précisant qu’elle correspondait à 8 % de la population de l’archipel.


Des données à confirmer
Roselyne Bachelot n’a pas voulu confirmer ce chiffre. « Cela ne veut pas dire qu’il est faux », tempère-t-elle immédiatement. « Ce que nous savons du virus fait que cette estimation, même si elle n'est pas vérifiée pour l'instant, peut ne pas être improbable », a déclaré la ministre à l'AFP.


L'hiver, austral ou boréal, reste la saison de la grippe

L’hiver austral (l’hiver de l’hémisphère Sud, qui a lieu en ce moment) n’est certainement pas étranger à la situation en Nouvelle-Calédonie. Les autorités de la métropole suivent avec attention ce qui se passe là-bas car « cela peut être une préfiguration de ce qui risque d’arriver une fois que nous serons entrés à l’automne, dans la période la plus froide » a précisé Mme la ministre.


Rester prudent pour ne pas crier au loup

Tirer des conclusions et transposer le fonctionnement du virus d’un hémisphère à l’autre reste cependant hasardeux. Bien que prudente, Roselyne Bachelot a confirmé « que ce n’est pas improbable, avec ce que nous ont dit les virologues et les épidémiologistes (…) Nous savons déjà du virus qu’il est peu virulent mais extrêmement contaminant ».

 Et la ministre de la Santé de conclure, en appelant « à ne pas s’emballer mais à rester vigilant. Il y a des cas qui ont été imputés au H1N1 mais qui demandent à être vérifié de façon très fine ». Elle fait ainsi référence au décès d’une jeune fille survenu à Nouméa mais dont le lien avec la grippe A « n’est pas encore avéré ».


J.K.
(Avec AFP)