Alors que la semaine précédant les vacances scolaires avait été marquée par un grand nombre de fermeture d'établissements scolaires, tous niveaux confondus, les vacances de la Toussaint devraient avoir un effet "coupe-grippe", selon les spécialistes. Revers de la médaille, une nouvelle augmentation de l'activité pandémique pourrait se faire sentir quelques jours après la rentrée. Pour le Pr Chéron de l'hôpital Necker (Paris), "les services pédiatriques connaissent une baisse d'activité pendant les derniers jours des vacances de Toussaint, puis l'activité remonte à son maximum dans les 48h après la rentrée".

"Ceux qui ne se sentent pas concernés par la vaccination vont changer d'avis"

Les fermetures de classes devraient alors s'accélérer, surtout si la pandémie de grippe A continue de se développer. Faut-il se faire vacciner pour éviter cela ? C'est ce que le discours des officiels laisse entendre, Roselyne Bachelot ne cessant de clamer l'utilité et l'innocuité des vaccins anti-grippe H1N1.

Le premier ministre François Fillon avait prédit que "beaucoup de ceux qui ne se sentent pas concernés par la vaccination vont, au contact de la montée de la pandémie, certainement changer d'avis" lors de la présentation du plan de vaccination le 24 septembre dernier. Il devrait savoir s'il a visé juste dans les semaines à venir. Pour l'instant, face à une maladie qui n'inquiète pas réellement, seuls 17% des français sont enclins à se faire vacciner.

J.K.