« Le héros de l’an 2000 n’a pas de vision laser »

Ce serait un jeux de rôle qui serait en préparation dans « l’éventualité d’une pandémie longue », selon le trentenaire. Il ne nous montre évidemment pas d'image, et ne nous dit pas non plus le nom de la société pour laquelle il travaille. Mais il nous explique le concept.

« Le héros de l’an 2000 n’a pas de vision laser, il est dans la rue en train d’aider les gens. Nous n’avons pas la même culture des  " vigilantes " qu'aux Etats-Unis, mais nous sommes sensibles à l'aide sociale, non? »

Les " vigilantes " sont des citoyens, comme vous et moi, qui voilent leur identité pour combattre le crime de manière pacifique dans leur quartier. Ce modèle du héros américain, qui trouve sa force dans l’altruisme, inspira un projet de jeu vidéo, servant des valeurs plus nobles qu’on ne pourrait le croire.


Protéger son pays et les défavorisés

Comme le rappelle à juste titre Quentin, un jeu vidéo d'aventure n’existe pas sans un danger, une menace, dans l’histoire traitée. « Le but ne sera pas de gérer un hôpital de bonne qualité, mais de partir au secours des populations défavorisées ». De même, un des rebondissements évoqués dans le scénario, serait de gérer en plus la logique globale de l’organisation anti-pandémie. Une erreur dans votre dispositif, et c’est des morts qui vous tombent dessus : pas très super-héros tout ça !

 

« En même temps, c’est pas nouveau, mais c’est différent »

Le dessinateur met en lumière un petit éditeur de jeux au format flash : Crazy Monkey. Il avait publié un jeu, au temps de la grippe aviaire A(H5N1), en 2004, sur le virus en question. Moins louable dans l'intention, vu que vous incarnez le virus dans ce RPG (jeux de rôle).

« C’était bien fait dans l’idée. Tu es le virus, tu évolues, tu prends l’avion, tu choisis des populations à risque. Mais évidemment, ce n’est pas ce que l’on veut imiter ».

En attendant de sauver la planète d’un nouveau virus, vous pouvez jeter un œil à la nouvelle version du jeu. Il a été réédité à l’occasion de la découverte du nouveau virus de la grippe mexicaine.

 

Propos recueillis par Pierre Baudis