Dans le contexte actuel, s'il y avait une demande du gouvernement, nous sommes prêts bien sûr à rediscuter du contrat que nous avons signé ensemble", a assuré Jean-YvesLecoq, directeur de la communication de GlaxoSmithKline France, espérant couper l'herbe sous le pied de ses détracteurs. "Notre ouverture à la discussion montre bien qu'on n'est pas dans le registre de la pression", selon lui. Sur les 50 millions de doses commandées à GSK, "un peu plus de 13 millions" avaient été livrées fin décembre, selon M. Lecoq.


Dimanche, Sanofi Pasteur (division vaccins de Sanofi-Aventis) s'était également déclaré "disposé à examiner" une éventuelle demande de renégociation du contrat avec le gouvernement. Selon un porte-parole du laboratoire français, la moitié des 28 millions de doses de vaccins commandées ont été déjà livrées, l'autre moitié devant l'être "dans le courant du premier trimestre 2010".


Sur le plan comptable, la pandémie de grippe A (H1N1) aura été une véritable aubaine pour les laboratoires pharmaceutiques. Le groupe britannique GSK prévoyait un milliard d'euros de revenus supplémentaires au 4ème trimeste, le suisse Novartis 268 à 468 millions, le français Sanofi-Aventis, qui table sur un chiffre similaire au 1er trimestre 2010, 334 millions.


Les industriels de la santé ont ainsi reçu à leur tour leur salve de critiques. Adressée par le porte-parole du PS tout d'abord, Benoit Hamon évoquant une "forme de pression" des laboratoires sur les gouvernements, "victimes consentantes" de ces groupes qui sortent "grands vainqueurs" de cette crise. Le débuté UMP, Bernad Debré, qui avait fait parler de lui dès cet été en assurant que la grippe A (H1N1) n'était qu'une "grippette", a lui estimé que les laboratoires avaient exercé une "pression absolument fantastique" sur les gouvernement pour qu'ils se ruent sur leurs vaccins.