"Il y a 15 jours, nous avons ouvert la possibilité à des médecins, sous réserve qu'ils soient rattachés à un centre de vaccination et y aient fait au moins une vacation, de vacciner leur patientèle isolée et à mobilité réduite", a dit la ministre. Cette mesure concerne les médecins ayant des patients confinés à domicile, dans des ehpad (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) ou dans des maisons de retraite ou des handicapés. Les médecins peuvent se procurer les vaccins dans un centre.


Si la ministre espère bien continuer "à ouvrir le dispositif", autoriser les médecins libéraux à vacciner dans leur cabinet ne semble toujours pas d'actualité. Motif invoqué : ils doivent rester disponible pour absorber le flot de consultations pour des syndromes grippaux. Les médecins généralistes sont, a estimé Mme Bachelot, quelque 10.000 à vouloir vacciner. "S'ils veulent assumer 250.000 consultations (le pic de mercredi dernier, ndlr) c'est chacun 25 consultations de 20 minutes par jour".

Alors que la plupart de nos voisins européens ont atteint le pic de la pandémie de grippe A (H1N1), les cas de grippe A pourraient augmenter pendant encore quelques jours en France. La décrue annoncée pourrait alors permettre aux médecins généralistes de libérer plus de temps et à la ministre de la Santé d'élargir encore ses options pour la vaccination. 


Interrogée par des députés sur les bons de vaccination, la ministre de la Santé a répondu : "bien sûr on peut se faire vacciner sans bon. Plein de gens se sont fait vacciner sans bon. On gère à partir d'un niveau limité de vaccins, à flux tendu" a-t-elle expliqué. L'envoi des bons devraient se poursuivre jusqu'à la fin du mois de janvier.

Pour les fêtes de fin d'année, elle a dit aussi qu'était envisagée une ouverture des centres de vaccination le matin des 24 et 31, une fermeture les 25 et 26, avec réouverture l'après-midi des 27 décembre et 2 janvier. Selon Mme Bachelot, "près de 25 millions de Français ont été invités à ce jour à se faire vacciner". Quelque 3,5 millions l'ont été effectivement. On devrait, a-t-elle dit, dépasser cette semaine le cap des 5 millions de Français ayant contracté la grippe depuis le début de l'épidémie.