Comme d'autres syndicats de médecins, il demande aussi "l'ouverture d'une concertation avec le ministère de la santé" sur la campagne, dont, dit-il, "il n'est pas trop tard pour faire une action réussie de santé publique".


La semaine dernière, MG France, le premier syndicat de généralistes libéraux, et deux syndicats de praticiens hospitaliers, la CMH et le Snam-HP, avaient suggéré que les médecins généralistes qui le souhaitent "puissent être rapidement habilités à participer à leur cabinet à la campagne de vaccination", car "cette implication est nécessaire pour obtenir une adhésion de la population".


Mardi, le premier syndicat de médecins libéraux, la CSMF, avait regretté que les praticiens ne puissent pratiquer la vaccination dans leur cabinet ce qui, selon lui, "serait de nature à donner davantage confiance aux Français". Pour la CSMF, "la réquisition signe l'échec d'une organisation dont le gouvernement a voulu écarter les médecins libéraux". Michel Chassang, président du syndicat affirme jeudi dans une tribune publiée dans le Monde que "les Français ne sont pas prêts pour une médecine d'Etat anonyme, déshumanisée et sans médecin". Pour lui, il n'y a "aucun obstacle matériel objectif" pour ouvrir la vaccination aux cabinets libéraux qui le souhaitent, à côté des centres de vaccination collectifs".


Les autorités de santé estiment que le conditionnement des vaccins par dix, la nécessaire traçabilité de la vaccination, le maintien de la chaîne du froid, font obstacle à la vaccination en cabinet. En outre, elle soulignent que que distribuer les vaccins, outre les 1.060 centres, dans quelque 60.000 cabinets, rend plus difficile de gérer les stocks.


AFP