D'après l'OMS, l'administration rapide des antiviraux, dès l'apparition des symptômes, "réduit le risque de complications et peut aussi améliorer l’issue clinique chez les personnes atteintes d’une forme grave".

Limiter les cas de pharmacorésistance devient ainsi un enjeu important pour l'OMS. Parmi les 28 cas observés, 12 sont liés à l'utilisation d'oseltamivir en prévention chez des personnes au contact d'un malade. Six autres cas ont été détectés chez des personnes immunodéprimées, traitées avec des antiviraux. Quatre cas de résistance ont été relevés chez des personnes malades, placées sous oseltamivir, et deux autres chez des personnes sans contact aucun avec des médicaments antiviraux.


Par rapport à la population touchée par le virus de la grippe A (H1N1) "les cas de résistance à l’oseltamivir demeurent sporadiques et peu fréquents" précise l'OMS. "
Aucun élément ne montre que des virus pandémiques H1N1 résistants à l’oseltamivir circulent au sein de communautés ou dans l’ensemble du monde", explique-t-elle également.


Mis à part chez les personnes immunodéprimées, plus sensibles aux virus résistants aux antiviraux, "
l’infection par un virus pandémique H1N1 résistant à l’oseltamivir a donné lieu à des symptômes typiques de grippe non compliquée. Rien n’incite à penser que les virus résistants à l’oseltamivir provoquent une forme de maladie différente ou plus grave".


Pour conclure, l'OMS précise que l'utilisation croissante de ces médicaments engendrera des cas de résistances de plus en plus nombreux.


J.K.