"Ce à quoi on assiste maintenant, c'est que le virus A(H1N1) est en train de commencer à pénétrer chez certaines des communautés les plus pauvres du monde", a expliqué une experte de cette agence des Nations Unies, Julie Hall, lors d'une conférence de presse en marge de l'assemblée annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.


La grippe A a fait 4.100 décès

"D'après nos prévisions, on pourrait avoir des conséquences d'un type différent une fois que ce virus commencera à décoller et que ces éruptions explosives auront lieu dans des communautés pauvres", a-t-elle ajouté.


Dans son dernier bilan, daté du 2 octobre, l'OMS estime que la grippe A (H1N1) a causé la mort de 4.100 personnes à travers le monde. C'est maintenant dans l'hémisphère Nord que l'activité grippale est la plus forte, même si des foyers importants se retrouvent dans les pays tropicaux. C'est le cas notamment à Cuba et en Colombie en Amérique, ainsi qu'en Inde et au Cambodge en Asie.


L'OMS reste vigilante
La plupart des pays en voie de développement se trouve pourtant dans l'hémisphère Sud. Là où la pandémie de grippe est en net recul. Alors pourquoi annoncer un danger pour les communautés les plus pauvres ? Tout d'abord en raison de l'accès aux soins, plus compliqué. Même si la grippe A contamine moins de personnes, l'OMS craint qu'elle n'ait des conséquences plus ravageuses que dans l'hémisphère Nord où la prise en charge médicale est meilleure.


Par ailleurs, les pandémies de ce type opèrent généralement par vagues successives. Rien n'exclut donc, a priori, que l'hémisphère Sud subisse à nouveau de nombreux cas de grippe H1N1. De l'avis de l'OMS, une campagne de vaccination, à l'image de celles qui auront lieu en Europe ou aux Etats-Unis, serait la meilleure solution pour éviter un problème sanitaire de grande envergure.


J.K.