La suite des évènements, la façon dont la pandémie de grippe A va évoluer, reste cependant très floue. "Il est très difficile de savoir si une véritable décrue va s'amorcer ou si nous allons rester sur un plateau" a nuancé Mme la ministre. "Nous ne sommes qu'au début de la saison hivernale, habituellement favorable au virus de la grippe. Cette saison est en outre propice à la co-circulation d'autres virus respiratoires qui peuvent multiplier les risques de complications", ajoute, prudente, Roselyne Bachelot.


Surtout qu'historiquement, les épidémies et les pandémies ont prouvé leur capacité à rebondir après une première stabilisation. C'est ce que craignent la plupart des autorités sanitaires au niveau mondial, et notre ministre de la Santé qui n'échappe pas à la règle, en profite pour insister sur la nécessité de continuer la campagne de vaccination. "Il ne faut pas oublier que les dernières (vagues de la pandémie, ndlr) sont souvent, si l'on se réfère aux données historiques, plutôt plus virulents que les premières", met en garde Roselyne Bachelot.