« Ben déjà ils ont annulé un match en Angleterre Â»

C’est ça qu’il ne veut pas, des matchs annulés ou à huis-clos. « Je ne sais plus quand ils nous avaient fait ça, pour une coupe, et pendant la grippe aviaire aussi Â». Car ce n’est pas qu’à domicile que se jouent les matchs affectionnés par ce cher Olivier et ses amis.

« On n'est plus des jeunots nous, on va au match pour voir du beau sport. Les fumigènes et les bagarres ce n'est plus pour nous ! Moi, je veux bien mettre un masque pendant les rencontres s’il n'y a que ça pour que ça continue, mais franchement, autant me faire vacciner Â».

 

« Tout est dans le timing Â»

Mais voila, les affrontements footballistiques, ce n’est pas tout le temps du grand spectacle et les précieux vaccins n’arriveront pas à temps selon Olivier.

« Ben oui, enfin bien après le championnat. De toute façon, c’est une connerie d’avoir commandé des vaccins pour je ne sais combien de milliards d’euros, si on sait qu’ils arriveront après la guerre. Tout est dans le timing hein ? »

Rappelons que les 94 millions de doses de vaccins sont en cours de préparation dans les laboratoires GSK, Sanofi-Pasteur et Novartis. Les promesses des industriels du médicament indiquaient une date de livraison courant septembre, on sait désormais qu’il ne seront en quantité utilisable qu’en octobre. Beaucoup de personnes, dans le même état d’esprit qu’Olivier (pas que pour le foot), pensent aussi que les premières personnes vaccinées le seront un peu tard. Sans oublier que le vaccin inoculé nécessitera probablement deux injections à plusieurs semaines d’intervalle.

 

Les rassemblements populaires menacés.

Le stade de France est le premier à avoir ressenti les ennuis liés à la pandémie. Un concert de musique classique a en effet été annulé à cause de montants d’assurances devenant hors de portée de l’orchestre local. Mylène Farmer est aussi sur la tangente : deux de ses dates, à la rentrée prochaine sont mises en suspend Evénement à suivre. Laissons la parole à Olivier pour clore cet article : « Mais tout ça, c’est quand même des histoires de pognon Â».

 

Propos recueillis par Pierre Baudis