« Trop tôt Â». La France ne passera pas un nouveau seuil d'alerte. Roselyne Bachelot a expliqué, dans une interview sur RMC, qu'il y avait la semaine dernière « 37 cas (de grippe) pour 100 000 habitants et 23 000 consultations pour la grippe Â» (tous types confondus), soit « très très peu de cas de plus que l'an dernier Â».



Les spécialistes s'accordent pour dire que la situation de pandémie, qui nécessiterait alors le passage au niveau d'alerte 6, sera réelle à partir de 70 000 consultations par semaine. La France restera donc au niveau 5A - transmission interhumaine d'un virus grippal dans au moins deux pays non-limitrophes d'un même continent - pour l'instant. CQFD.


Evolution par vague ou progression continue ?

Car le scénario grippal dans l'hexagone évoluera, probablement. Outre la rentrée, préparée avec grand soin, la mutation du virus H1N1 après son passage par l'hiver austral pourrait changer la donne. Ce scénario « noir Â», dans lequel le virus serait devenu plus virulent, reste néanmoins le « moins probable Â» pour la ministre. Elle estime plutôt que deux autres scénarios « gris Â» sont envisageables : une évolution par vague de la grippe A ou une montée continue de la contamination et de la pandémie.


Des piqûres pour tous

« Il faut s'y préparer Â» martèle Roselyne Bachelot. Grâce à la vaccination. Tous les français doivent avoir « la possibilité de se faire vacciner Â». La campagne ne sera pas obligatoire, étant donné la très faible dangerosité du virus. « Elle sera fortement recommandé Â», admet tout de même la ministre de la Santé.



Où et comment se faire vacciner ?

Ce dossier, sensible, reste pour l'heure à préciser. Les vaccins ne sont, d'une part, pas encore prêt : Sanofi-Pasteur, GSK, et Novartis, les trois laboratoires auxquels la France a commandé des vaccins, testent actuellement leur produit. Seul le laboratoire chinois Sinovac vient d'annoncer qu'il dispose d'un vaccin opérationnel. D'autre part, les modalités pour se faire vacciner sont encore floues. Une circulaire sera envoyée aux préfets dans les prochains jours par Roselyne Bachelot, afin de mettre en place des centres de vaccination.


J.K.