"Pour l'instant, il n'y a pas eu de rénegociation du contrat, mais s'il devait y avoir des demandes du gouvernement, Sanofi-Pasteur serait disposé à les examiner", a indiqué un porte-parole du laboratoire. Il a toutefois précisé que "le contrat n'inclut pas de clause ou de disposition prévoyant la renégociation". "Comme depuis le début de la pandémie, Sanofi-Pasteur est un partenaire de santé du gouvernement français et à ce titre, maintient un dialogue permanent avec les autorités sanitaires", a-t-il poursuivi. 


Pour l'instant, la moitié des 28 millions de doses que la France avait acheté a été livrée a précisé Sanofi-Pasteur, expliquant que l'autre moitié serait délivrée au cours du premier trimestre de 2010. En ce moment, entre un et deux millions de doses sont livrées chaque semaine. Le contrat entre Sanofi et le gouvernement, d'un montant total de 175 millions d'euros, porte sur l'achat du vaccin Panenza, sans adjuvant, destiné aux femmes enceintes et aux nourrissons. Les doses sont vendues 6,25 euros l'unité.


Dimanche, le professeur Marc Gentilini, spécialiste des maladies infectieuses et ancien président de la Croix-Rouge, avait vivement critiqué la stratégie du gouvernement, estimant que ce "gâchis, était prévisible".