"Tous les examens neurologiques et sérologiques sont négatifs. En fait, c'est un cas de paresthésie, un problème de sensibilité et non pas de paralysie", a expliqué jeudi Jean Marimbert, directeur général de l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

Ce cas potentiel, une forme mineure de la maladie, avait été rendu public par le ministère le 12 novembre, au soir du lancement de la vaccination collective dans les centres. "Ce cas n'est pas établi et est même sérieusement contesté", nuançait cependant Mme Bachelot au Sénat dès le lendemain.

La jeune femme avait été vaccinée avec le Pandemrix de la firme GlaxoSmithKline (GSK). Mme Bachelot avait précisé au Sénat que "cette personne avait un syndrome grippal avant de se faire vacciner". La personne avait ressenti "six jours après" la vaccination "des paresthésies, ce que les enfants appellent fourmis dans les jambes". Or un syndrome de Guillain-Barré "survient en général plus tard, 15 jours à 3 semaines après", indiquait-elle alors.

Le syndrome de Guillain-Barré peut survenir après une infection virale, une grippe en particulier. "La meilleure façon de se protéger contre le syndrome de Guillain-Barré, c'est précisément de se faire vacciner", lançait alors la ministre.


AFP