La transmission du virus H1N1, déclaré par l'OMS première pandémie du siècle, est particulièrement active en ce moment en France, République tchèque, Suisse, Kazakhstan et Kirghizstan ainsi qu'en Russie, a remarqué M. Fukuda, conseiller spécial à la direction générale de l'OMS, lors d'une conférence de presse.

De plus, a-t-il souligné, la vague de grippe H1N1 survenue dans l'hémisphère nord au tout début de la saison froide pourrait être suivie d'une deuxième, car le virus s'est "propagé incroyablement tôt pour une grippe" cet hiver. "Au jour d'aujourd'hui, nous ne pouvons prédire s'il y aura une résurgence d'activité au début de 2010", a insisté le Dr Fukuda expliquant: "C'est un virus dont on ne pense pas qu'il va disparaître soudainement".


C'est une des raisons pour laquelle l'OMS estime que le vaccin reste toujours d'actualité. "Ce virus pandémique s'est vraiment propagé dans le monde entier et il est probable que l'infection continue à circuler durant un certain nombre d'années", a martelé le responsable de l'OMS jugeant "toujours prudent de continuer les vaccinations". L'organisation s'apprête ainsi à envoyer gratuitement les premiers lots dans des pays en développement qui n'ont pas les moyens de les acheter. Le processus s'est "avéré plus complexe" que prévu, a justifié le conseiller spécial de l'OMS sur la pandémie. "Les premières doses ne sont pas encore parties mais nous en sommes très près", a-t-il assuré.

L'Afghanistan, la Mongolie et l'Azerbaïdjan seront les premiers bénéficiaires. Au total, près d'une quarantaine de pays à bas ou moyens revenus seront fournis rapidement, avec pour objectif la vaccination jusqu'à 10% de leur population, a précisé le Dr Fukuda. L'OMS avait annoncé fin octobre son intention de livrer dans les 12 prochains mois près de 200 millions de doses visant à vacciner contre la grippe H1N1 une partie de la population d'une centaine de pays pauvres.


Alors que le dernier bilan officiel publié vendredi dernier par l'OMS fait état d'au moins 9.596 morts, le responsable de l'OMS a jugé que ces statistiques étaient probablement sous-estimées. Le bilan total ne pourra être établi avec certitude "qu'un an après la fin de la pandémie", a-t-il prévenu.