Une ligne de conduite. Un avis de la commission européenne a été adopté à l’unanimité par les organes de sécurité sanitaire des Etats membres (réunis au sein du Système d’alerte précoce et de réaction - SAPR). L’UE explique ne pas voir « la nécessité, pour le moment, d’ordonner des fermetures massives d’écoles à titre préventif ». Elle préconise néanmoins la fermeture d’écoles au cas par cas, si des grippes A (H1N1) sont diagnostiquées chez les élèves, pour limiter la contagion.


L'UE au diapason de la France

Une position similaire à celle de la France. En début de semaine, le ministre de l’Education Nationale, Luc Chatel, expliquait que la décision de fermer une école serait étudiée dans son contexte, en concertation avec la préfecture et le directeur de l’établissement.

« Pour garantir leur efficacité, les fermetures d’écoles doivent être assorties d’autres mesures. Le but est de prévenir d’autres rassemblements d’enfants » détaille ensuite la commissaire à la Santé, Androula Vassiliou. Créer un circuit parallèle de garde d’enfants, de crèches, ne ferait en effet que déplacer le problème.


Fermer les écoles, mais que faire des enfants ?

Le centre européen de prévention et de contrôles des maladies soulève par ailleurs des questions d’ordre pratique, concernant ces fermetures d’écoles :
Pendant quelle durée fermer les écoles ? Quels indicateurs pourraient permettre de les rouvrir ? Comment maintenir l’apprentissage des écoliers, en particulier ceux soumis à des examens ? Comment remplacer les parents qui prennent des jours « off » pour s’occuper de leurs enfants ?
La liste est longue et les questions restent, pour l’instant, plus nombreuses que les réponses.


J.K.