C'est lors d'examens à la maternité, "deux jours après la vaccination, que les médecins se sont aperçus que le cœur du fœtus ne battait plus", a expliqué Jean Marimbert, le directeur général de l'Afssaps. Il a également expliqué la situation de cette femme, enceinte, qui s'était faite vacciner avant les autres : elle travaillait dans le secteur de la santé et faisait donc partie des premiers groupes prioritaires.


D'après le directeur de l'Afssaps, l'incidence d'un tel évènement est d'environ 4 pour 1.000 naissances en France et en Europe, avec des causes comme l'hypertension artérielle, des hématome rétroplacentaire, un retard de croissance intra- utérin, des malformations, infections, diabète, pathologie de cordon... ajoutant également que 30% des cas restent inexpliqués.


Depuis le début de la campagne de vaccination, le 21 octobre, environ 200.000 doses du vaccin Pandemrix de GSK ont été administrées et 107 cas d'effets indésirables rapportés. Outre une très large majorité de symptômes bénins - démangeaisons à l'endroit de la piqure, fièvre, maux de tête - 4 cas ont nécessités une hospitalisation : un syndrome de Guillain-Barré, une autre infection neurologique, une réaction allergique et une affection respiratoire.  "Leur évolution est positive, ces 4 personnes sont rentrées chez elle", a précisé M. Marimbert.


Là encore, l'Afssaps se montre très réservée sur la parenté entre l'administration du vaccin et l'apparition de ces symptômes. Elle rappelle en conclusion de son bulletin que des investigations sont en cours pour en déterminer l'origine, et que ces maladies peuvent être dues à des facteurs propres au patient. Ainsi, les informations recueillies jusqu'à présent sur le Pandemrix "ne remettent pas en cause la balance bénéfice/risque du vaccin de GSK", précise le communiqué de l'Afssaps.