"Imaginez qu'il faudrait livrer, sans doute de façon quotidienne, plus de 50.000 cabinets libéraux après avoir prépositionné les vaccins dans 22.000 officines pharmaceutiques", a expliqué la ministre.

Le président du syndicat de médecins libéraux CSMF, Michel Chassang, qui avait déjà plaidé en faveur de l'intégration des généralistes dans le dispositif, a rétorqué que "les généralistes pourraient vacciner un million de personnes par jour (contre environ 300.000 dans les centres, ndlr), en offrant toutes les garanties de traçabilité requises et de respect de la chaîne du froid". Les médecins généralistes participent à la campagne de vaccination dans plusieurs pays européens comme la Belgique, l'Allemagne, la Grande-Bretagne ou le Luxembourg. M. Chassang estime "qu'il n'y a pas débat autour d'un prétendu surcoût" dans ces pays.

Pour la ministre, "dans leur raisonnement, les médecins généralistes ne prennent en compte que ce qui se passe dans leur cabinet". "Qui plus est, si les stocks de vaccins étaient disséminés dans les réfrigérateurs des médecins de ville et que nous ayons des besoins urgents à tel ou tel endroit, les récupérer ne serait pas évident", ajoute-t-elle.

Roselyne Bachelot note par ailleurs "qu'un sondage publié le 21 septembre dans le Quotidien du médecin révélait qu'un généraliste sur deux ne souhaitait pas vacciner". "Si vous enlevez ceux qui ne souhaitent pas vacciner, plus ceux dont les représentants syndicaux ont indiqué que ce n'était pas leur rôle de participer à une telle campagne, in fine, entre 15.000 à 20.000 médecins seraient prêts à vacciner", calcule-t-elle.

Mais "les généralistes, qui souhaitent vacciner et qui en auraient la disponibilité nécessaire, sont évidemment les bienvenus dans les centres de vaccination", commente encore la ministre.

AFP