“Le risque pandémique, nous l’avions identifié dès le mois d’avril et nous avons vraiment mis en route le plan ‘anti-grippe A’ à partir de juillet, le 24 précisément” explique Arnaud Bouchez. Un volet essentiel de la stratégie de Seton était la prévention, en insistant notamment sur les bonnes pratiques d’hygiène dans les entreprises.

Leur interlocuteur privilégié, les comités hygiène et sécurité des conditions de travail (CHSCT), un organe essentiel dans le fonctionnement des grandes entreprises. L’utilisation des solutions hydro-alcooliques et les gestes d’hygiènes ont ainsi été rendus plus naturels grâce à l’information. “La grippe A a fondamentalement changé les habitudes en entreprise”, insiste M. Bouchez. La portée du travail effectué par Seton aura donc permis une prise de conscience bien utile pour améliorer les conditions de travail.

Néanmoins, Seton produit également des masques de protection et à ce titre, ses capacités de production ont été mises à rude épreuve pendant l’été et à la rentrée de septembre. “Il a fallu nous organiser rapidement pour satisfaire tous les clients, maintenir des délais de livraisons corrects, sans que tout cela ne se répercute sur les prix et la qualité des produits”, détaille Elise Gatineau.

Surtout que beaucoup d’entreprises, au moment de la mise en place des plan de continuité d’activité (PCA) ont voulu se constituer un stock de masques chirurgicaux ou de masques FFP2 presque simultanément. Les délais de livraisons, habituellement d’environ 48h, sont ainsi passés à près de six semaines pour certains clients.

“Ce n’était pas l’événement du siècle pour nous”, tempère Elise Gatineau. “Oui, nous avons réalisé du chiffre d’affaire en plus pendant l’été, mais nous n’avons pas eu une démarche opportuniste. Il fallait au contraire être irréprochable sur ce sujet, et en phase avec la communication gouvernementale“.

Alors que la France et d’autres pays d’Europe ont atteint un premier pic dans la pandémie de grippe A (H1N1), Seton reste vigilant. “Nous avons encore quelques commandes de masques, notamment pour les pays d’Afrique du Nord”, conclue Arnaud Bouchez. En parallèle, il continue d’insister sur les bonnes pratiques d’hygiène au sein de l’entreprise, notamment à l’approche de l’hiver, propice aux maladies diverses.